Matrix Revolutions

La quête de liberté des rebelles culmine en une bataille finale explosive. Tandis que l’armée des Machines sème la désolation sur Zion, ses citoyens organisent une défense acharnée. Mais pourront-ils retenir les nuées implacables des Sentinelles ?
Doublement attendu par les fans, quelques peu déçus par le deuxième volet, ce Revolutions avait la dure tache de reconquérir les spectateurs et d’atteindre la qualité du premier Matrix. Inutile de faire durer le suspense: ce ne sera pas le cas. Alors que la fin du deuxième volet laissait place à différentes théories possibles, cette conclusion choisit d’emprunter la plus surprenante(eu égard à l’univers), à savoir la paresseuse. La seule impression qu’on a, une fois le film fini, c’est d’avoir attendu que ça se passe. Ce troisième volet, malgré ses multiples clins d’oeils au premier, se rapproche plutôt (à notre grand désarroi) du deuxième. Scénario simpliste, agrémenté de discours faussement philosophiques, dans l’espoir de masquer la vacuité de l’entreprise. Ce nouvel opus contient d’ailleurs certaines des répliques les plus consternantes de l’année (‘Tout ce qui a un début a une fin’, ‘Certaines choses ne changent jamais’). Tout ça pour quoi? Eh bien, en gros: Neo entame un voyage vers la ville des machines, afin de négocier une trêve avec ces ennemis, avant que la cité de Zion soit détruite. Pour se faire, un seul objectif: détruire l’agent Smith, aussi menaçant pour l’humanité que pour ses créateurs. Et?…C’est tout. Rassurez vous, il n’y a pas de spoiler ici, car il n’y a de toute façon rien à spoiler. Aucun suspense, aucune originalité, le spectateur se sent bien vite très loin de ce qu’il aimait dans Matrix premier du nom. Question action, c’est le même constat que pour Reloaded. La bataille de Zion peut paraître aussi efficace que vaine, voire carrément ridicule par moments (cf le Kid en mode guerrier). Et le combat final tant attendu, opposant Neo à Smith? Similaire à celui présenté dans l’épisode 2, c’est à dire tiède. Si la première partie au sol est impressionnante, la deuxième dans les airs est carrément ratée. Pour dire, on se croirait plus dans Dragon Ball que dans un Matrix. Le concept même initié en 1999 par les Wachowski semble avoir été écartelé. Les points qui tirent la doublette Reloaded/Revolutions vers le haut, c’est ce qui reste du premier opus. Ce qui l’enfonce vers l’abime, c’est tout ce qu’elle a apporté en plus. Constat impitoyable mais qui crève les yeux. Que reste-t-il à sauver, mis à part les deux scènes tièdes citées plus haut? Encore une fois, la même chose que pour Matrix Reloaded: un Keanu Reeves impeccable, une Carrie Ann Moss excellente, et un Hugo Weaving royal. Sinon, Laurence Fishburne voit son rôle définitivement crucifié sur l’autel du navrant, et Nona Gaye est encore plus lamentable que précédemment. Au final, que représentera la trilogie Matrix dans l’avenir? Une idée, mais qui a malheureusement germée. Car il aurait été nettement plus sage de s’arrêter au premier.

Un film de Erwann Binet,
Avec Jacques Trémolin, Michel Lancelot, Suzanne Tallard, Marie Récalde, Eddy Mitchell

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