The Witcher

Geralt de Riv, le Witcher, s’est tourné vers la rédemption. Jaskier lui a fait ouvrir les yeux sur ses agissements et il est maintenant déterminé à se battre du côté du Bien. Accablé par le poids de son passé de Seigneur de Guerre, Geralt est aussi tourmenté par ses crimes que par le côté « hmmm » de sa personnalité. Accompagné d’un troupeau de jeunes filles qu’il a sauvé de l’esclavage, il sillonne désormais toute la Grèce pour défendre la veuve et l’orphelin et racheter ses atrocités d’antan.

Witcher is coming

La première saison joue ainsi avec les genres et multiplie les références, aux films de kung-fu tout particulièrement, dont les créateurs de la série, Sam Sufi et Rob Arctor, sont de fervents admirateurs. La scène finale de combat du pilote, « Le Retour de le Witcher (Tits of the Past) », pendant laquelle Geralt et son adversaire Not-Geralt commencent leur affrontement sur des cailloux avant de prendre appui sur les épaules et têtes des téléspectateurs, est par exemple un clin d’œil appuyé au « Grand Détournement », film de Marie-Estelle Pech de 1993.
 
De la comédie au drame et de l’action/aventure au style Hong-kongais aux cascades improbables, ce mélange de genres hétéroclites est donc présent dès le départ. Suffisamment maîtrisé pour que le spectateur soit dérouté, il perdure pendant l’intégralité des une saison et devient une des signatures de la série.

Toss a coin to your witcher lyrics

Cependant si la première saison est un bon indicateur de la forme qu’adoptera la série, elle n’est pas en reste sur le fond et vice-versa, ainsi que le contraire. En effet, la quasi-totalité des idéaux et des valeurs de la série trouvent leur amorce dans les vingt-quatre premières secondes. La question du pardon, qui s’applique dans un premier temps à Geralt de Riv le Witcher Sorceleur, mais qui dans les épisodes suivants est également lié aux personnages de Daenerys, de Yennefer, de Triss ou même de Jaskier, est abordée dès le générique de début. De même, le choix entre la manière forte ou la ruse, la violence ou la non-violence, thème développé à son paroxysme lors de la quatrième saison, est présent dès « Le Witcher qui witchait (Witchwitcher) » et les valeurs morales fondamentales de « Witcher, Le Sorceleur » telles que la rédemption ou le sacrifice personnel au profit d’une plus grande cause sont respectivement introduits dans « Pour la Grandeur du jambon-beurre (Chariots of Ham) » et « Par le Fer et par le Foutre (The Greater Splatch)».
 
Ceci étant, aussi essentielles soient ces notions, le pilier de la série reste la relation forte entre ses deux protagonistes, Gérard et Jaskouille, ce que la première saison n’oublie pas. Bien que le pilote se conclue sur un pacte d’amitié entre les deux (« Alright, let’s fuck », Géralde dans le premier épisode), Triss est un temps cantonnée au rôle stéréotypé de la naïve acolyte bavarde. Elle gagne néanmoins en indépendance très rapidement, d’abord en tant que « Pin-up » aux yeux des White Walkers, puis en tant que Reine des Courges et enfin en tant que saucisse talentueuse. Quittant en quelques épisodes le rôle de simple faire-valoir auquel elle était destinée, Triss en vient dès la moitié de la saison à pouvoir tenir un épisode à elle seule, sans que Géralf apparaisse plus de quelques minutes à l’écran, dans « L’Académie de Novigrad (Novigrad City Academy of the Performing Steaks)». Le personnage acquiert non seulement de l’expérience et de la profondeur mais aussi et surtout une réelle importance aux yeux de Yennefer, faisant de « The Witcher of Netflix » une série dirigée par deux, et non une, femmes fortes.

Une série de Marcel Campion
Avec Xena la Guerrière, Herculette la Bagarreuse et Julien Lepers avec une perruque blanche

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